J'ai
commencé par expliquer comment le projet est né et pourquoi le projet
s'attardait sur les facteurs de réussite chez les filles. De là, j'ai présenté
les tableaux des résultats académiques en math, science, français et anglais
entre 2013 et 2020.
Quelques
grandes questions ont pris place très tôt:
- Est-ce
que le sexe de l'enseignant peut avoir une influence sur le succès des
élèves?
- Les
projets particuliers, ils favorisent quoi au juste?
- Quel
est le type de pédagogique utilisée en classe?
- Si un
élève décroche, quelles étaient les mesures d'accompagnement en place?
On a aussi cerné quelques
perceptions. Plusieurs ont eu l'impression que nous tentions toujours de
séparer les garçons des filles, que l'école était davantage une planification
féminine et c'est pour cela que des efforts pour valoriser la diplomation chez
les garçons ont été faits. En fait, l'équipe trouvait que l'apprentissage
se faisait beaucoup mieux à travers des situations authentiques. On parle donc
d'avoir une expérience d'apprentissage puis de nommer explicitement
l'apprentissage fait. Cela a beaucoup rappelé le contexte au printemps 2020
alors que les élèves allaient a l'école pour apprendre n'ayant pas d'évaluation
de fin d'année.
L'équipe s'est également demandé
si la différence entre les garçons et les filles n'était pas des stigmates que
nous portons tous, parce que les données académiques montraient bien que les
filles réussissent mieux que les garçons (même en math et en science). Cependant,
ils sont notés que l'écart entre les deux demeurât sensiblement stable partout,
avec quelques croisements en science ou en math sur 2 cohortes.
Une grande question est demeurée
à la fin: laissons-nous suffisamment de place aux choix dans le cheminement de
l'élève: A-t-il le choix de la façon qu'il représentera son travail? Comment il
démontrera sa compétence?
La discussion a été un ensemble
d'échanges très riches. Cela a permis d'établir des pistes de travail pour la
suite. Je voudrais explorer les aspects suivants:
- La
proportion d'homme et de femme dans les matières dans nos écoles au fil
des cohortes ;
- à la
FGQ, quelle est la proportion des décrocheuses?
- Quels
sont les programmes professionnels offerts par le CSSFL?
- Un
élève décrocheur, quels étaient les services scolaires auxquels il avait
droit?
- Trouver
des recherches qui démontrent la stigmatisation par genre. Un enseignement
genré ne représente que 0,08 d'impact (Hattie). Ceci serait dans le but de
conscientiser les gens.
- Mesurer
les proportions entre les résultats des filles et des garçons et voir s'il
y a une tangente.
